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Vous trouverez ici la compilation des tribunes de notre élu et délégué départemental Aymeric Durox, parues dans le magazine Nangis Mag.

Tribune de juillet 2020:

Le 3 juillet s’est tenu le 1er conseil municipal à l’occasion duquel j’ai remercié mes électeurs et j’ai déclaré une chose banale, ou qui devrait l’être, à savoir que Nangis n’était pas une ville monde mais une ville française et qui devait le rester. Pour ce faire, ai-je ajouté, la nouvelle majorité, élue grâce aux voix des patriotes, devra limiter au minimum la construction de nouveaux logements sociaux et lutter contre toute forme de communautarisme. Ces propos on ne peut plus républicains, puisque la République ne reconnaît aucune communauté, ont provoqué le départ d’une poignée de militants proches de l’ancien maire, certains n’hésitant pas à insulter l’élu que je suis.
Deux explications à ce sketch programmé dont vous trouverez la vidéo sur ma page facebook : ou bien ces individus n’ont absolument rien compris à ce qu’était la République française et je veux bien leur donner un cours, ou bien ils sont favorables au communautarisme et ne se sentent pas français, ce que je n’ose croire.
A noter qu’une partie de la majorité «de droite» a applaudi la réponse de M. Billout qui condamnait mes propos. Inquiétant pour l’avenir…
Néanmoins, et c’est le plus important, beaucoup de Nangissiens m’ont félicité et m’ont confié après « Vous avez dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». C’est pour eux que je me bats, quelle que soit leur origine, ceux qui voient leur ville changer en mal depuis vingt ans et qui se désespéraient qu’enfin une voix se lève pour le dénoncer.

Tribune relative au budget, toujours en juillet 2020.

Le conseil municipal du 16 juillet fut une séance particulièrement chargée et importante. Il a notamment permis de désigner les différents conseillers délégués auprès des 8 adjoints préalablement choisis. Notons que certaines délégations ont d’ailleurs des intitulés baroques relevant plus de l’incantation démagogique que de compétences clairement définies (quel est donc le rôle d’un conseiller délégué à l’ambition de la jeunesse ou d’une déléguée à la réussite éducative ?). En revanche la sécurité, pourtant véritable priorité pour les Nangissiens, n’est attribuée qu’au 3ème adjoint, et en plus diluée au milieu d’autres compétences ayant plus ou moins un rapport (tranquillité publique, logement insalubre, anciens combattants et sécurité des Etablissements Recevant du Public). Cet adjoint qui aura beaucoup (trop?) à faire, ne sera secondé que par le dernier conseiller délégué d’un point de vue hiérarchique, qui lui aura en charge les relations de voisinage et ne sera donc pas d’une grande aide pour lutter contre l’insécurité. Rien d’étonnant lorsqu’on se rappelle que le programme consacré à la sécurité faisait à peine quelques lignes dans le programme de l’actuelle majorité.
Les indemnités de ces conseillers délégués sont également discutables puisque certains émargent à 479,50 euros bruts quand d’autres ne sont qu’à 97,96 euros bruts, comme celui censé aider l’adjoint à la sécurité… (sur quels motifs sont fondées ces discriminations?).

Quant au reste, l’opposition siégera bien au conseil communal d’action sociale (CCAS), ce qui est une bonne chose, mais sera absente de la caisse des écoles et de tous les syndicats intercommunaux, contrairement à ce qui se pratiquait avant, ce qui est regrettable pour la pluralité des Nangissiens et le respect des droits de l’opposition, sur lesquels je serai intransigeant.

Enfin fut voté le budget principal de la commune pour l’année 2020, celle-ci étant déjà bien entamée. Ce budget présentait un solde négatif entre les dépenses réelles de fonctionnement et les recettes réelles de fonctionnement qui était de 478 000 euros, ce qui est très important et a justifié mon vote contre.
J’ai posé une question sur la dette de la ville, elle aussi très importante et fruit d’une mauvaise gestion de la précédente municipalité, et sur les moyens envisagés pour la réduire. Il m’a été assuré que la nouvelle majorité allait pouvoir baisser la fiscalité locale comme prévu. Les promesses n’engageant que ceux qui y croient, nous verrons bien si la municipalité parviendra à la fois à baisser la dette tout en baisant les impôts, ce qui semble bien illusoire.

Pour conclure, permettez-moi d’avoir une pensée pour tous les usagers de la ligne P, qui empruntent l’une des pires si ce n’est la pire ligne du réseau Transilien et qui malgré les nombreuses promesses ne voient jamais leur situation s’améliorer. Peu d’élus ont connaissance de ce problème car peu d’entre eux vont à Paris pour travailler, ce qui est le cas de nombreux Nangissiens.

Tribune de novembre 2020.

A Nangis, les mois et les majorités passent, mais toujours la sécurité trépasse. Il est vrai que ce sujet semble peu intéresser la nouvelle majorité, tant son programme était indigent à cet égard : quelques vagues lignes parsemées de formules incantatoires. Pourtant, la sécurité est la première des libertés et la priorité numéro 1 pour les Nangissiens. Mais qu’a donc fait la nouvelle municipalité pour régler ce problème si important ? L’adjoint en charge de ce domaine n’est que le 3ème dans la hiérarchie et les Nangissiens se demandent toujours à quoi il peut bien servir. Par ailleurs, il n’y a aucune commission ou réunion de travail spécifique à la sécurité, si ce n’est une fumeuse commission intitulée « qualité de vie » où peut-être la question sera vaguement évoquée au milieu des déjections canines. Quid aussi des policiers municipaux qui devaient être recrutés ? Quid des horaires d’ouverture non adaptés du local de la police municipale ou de sa présence sur le terrain ?
La vérité c’est que les Nangissiens n’en peuvent plus et qu’ils attendent des actes. De nombreux habitants et de nombreux commerçants m’ont confié leur exaspération et leur volonté de quitter Nangis devant la situation qui ne change pas. Les incivilités, les agressions, l’ambiance lourde et pesante d’une partie de la ville sont toujours monnaie courante et la chute des prix de l’immobilier est là pour le rappeler. Ceux qui ont voté en espérant le changement en seront malheureusement pour leurs frais.