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Communiqué publié sur le site du Mag77.
Depuis plus de 40 ans les gouvernements successifs ont contribué à la mise à mort des commerces des centres villes, au gré des différentes législations qui ont cherché, depuis 1973 et la loi Royer, en passant par les lois Raffarin en 1996,  LEM en 2008 (Loi de Modernisation de l’Économie) et Pinel en 2014, à encadrer la création de commerces. Cela a finalement eu comme conséquence la multiplication des grandes surfaces et centres commerciaux qui n’ont cessé de se développer et de mettre à mal le « petit » commerce de proximité.
Cet urbanisme commercial « à la française » s’articule autour de commissions départementales qui se réunissent autour de plusieurs personnalités : Préfet, élus communaux et départementaux et personnalités choisies par le Préfet.  Il y a encore une dizaine d’années, les membres des CCI et Chambre des métiers et les représentants des petits commerces concernés par le projet, participaient à la décision…. C’en est désormais fini  !
L’éternel principal argument du soumissionnaire pour défendre son projet, est la création d’un grand nombre d’emplois … En oubliant d’évoquer les pertes d’emplois des petits commerces des centres villes aux alentours, bien souvent supérieures aux gains ! Il suffit d’observer tous nos centres villes qui se sont vidés depuis ces quarante dernières années.
Il faut rajouter à cela d’autres nuisances telle une artificialisation des sols aux conséquences écologiques et agricoles très dommageables. Les commerces de proximité proposent par ailleurs des produits bien souvent locaux favorisant les circuits courts, contrairement aux grandes surfaces.
Pourtant, les villes moyennes jouent un rôle structurant essentiel dans les territoires. Certaines d’entre elles présentent des signes de fragilité : déprise démographique, logements dégradés, commerces vacants… 55 % des villes moyennes ont un taux de vacance commerciale supérieur à 10 %. En 15 ans, ce taux a augmenté de plus de 4 % en moyenne. (Source : banque des Territoires).
Nous candidats du RN77 nous engageons à proposer un moratoire pour les 5 années à cette frénésie de l’accroissement des implantations de grandes surfaces et centres commerciaux.
Par ailleurs, il conviendra également de repenser les actuelles subventions en faveur des communes souhaitant vraiment revitaliser leur centre-ville, qui n’ont donné que de médiocres résultats.
Aymeric Durox
Délégué départemental du RN77
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